L’Affaire Ombreval · le jeu du Comptoir
L’enquête
L’Affaire Ombreval : 6 suspects, 6 méfaits, 6 lieux et 216 solutions possibles. La solution est tirée au hasard à chaque partie.
- 6 suspects
- 6 méfaits
- 6 lieux
- 216 solutions
À lire à voix haute au début de la partie
« Paris, minuit passé. Dans trois jours, la Maison Ombreval lance Nocturne, la collection qui doit sauver ses comptes. Le Président vient de trouver le coffre ouvert et, sous sa porte, un mot : Vous ne lancerez rien. Il vous a donné rendez-vous au Comptoir, le café d’en face. Six personnes avaient les clés, six façons de couler une maison, six endroits où frapper. Pendant que vous faites tourner les boutiques, il faudra bien payer les salaires, chaque dossier bouclé vous rapprochera de la vérité. »
La solution n’est jamais la même : à la mise en place, une carte suspect, une carte méfait et une carte lieu sont tirées au hasard et glissées dans le Coffre-fort. Cela fait 6 × 6 × 6 = 216 solutions possibles, et chaque méfait renvoie à une notion du cours (droit pénal et civil, image fidèle, pratiques commerciales trompeuses…).
Les six suspects
Directrice de la création
Mobile : Elle venait d’apprendre que la collection Nocturne serait signée par un autre nom que le sien.
Alibi : « Je dessinais, seule, jusqu’à minuit. »
Chef d’atelier maroquinier
Mobile : Trente ans de savoir-faire, et l’atelier promis à la délocalisation.
Alibi : « J’étais au Bar du Toit, demandez au serveur. »
Comptable historique
Mobile : Elle couvrait depuis des années un trou de trésorerie qu’on allait découvrir.
Alibi : « Je bouclais la balance, comme tous les mois. »
Héritier, au conseil d’administration
Mobile : Il voulait faire chuter la valeur de la maison pour la racheter à bas prix.
Alibi : « J’étais à l’opéra. J’ai gardé le billet… quelque part. »
Attachée de presse et influence
Mobile : Un concurrent lui avait promis le double de son salaire.
Alibi : « J’étais en live sur les réseaux, tout le monde m’a vue. »
Stagiaire en 1re année de bachelor
Mobile : Il voulait prouver qu’il avait compris son cours mieux que tout le monde.
Alibi : « Je révisais le droit des contrats, promis ! »
Les six méfaits
Les croquis de Nocturne ont été photographiés et envoyés à un concurrent.
Violation du secret des affaires : responsabilité civile, dommages et intérêts.
Des copies du sac Nocturne étaient vendues en ligne avant même son lancement.
Contrefaçon : risque pénal (délit, tribunal correctionnel) et civil.
De fausses factures fournisseurs ont vidé le compte 512.
Abus de confiance : délit jugé par le tribunal correctionnel.
Le « cuir 100 % éco-responsable » de la campagne n’a jamais existé.
Pratique commerciale trompeuse : sanctions pénales et image ruinée.
Un fournisseur payait en secret pour décrocher le contrat du cuir.
Corruption : délit pénal. Le contrat obtenu peut être annulé.
Des sacs inexistants gonflaient les stocks à l’actif du bilan.
Comptes inexacts : ils ne donnent plus une image fidèle.
Les six lieux
« Tout s’est joué entre deux peaux de cuir, sous la lampe de l’établi. »
« Tout s’est joué derrière le grand miroir du showroom. »
« Tout s’est joué parmi les cartons de factures de la salle des archives. »
« Tout s’est joué devant la porte blindée de la salle des coffres. »
« Tout s’est joué sur le bureau en noyer de la présidence. »
« Tout s’est joué au Bar du Toit, entre deux expressos. »
L’épilogue
Quand une accusation est juste, le gagnant lit l’épilogue en assemblant les trois cartes du Coffre-fort selon ce modèle :
« C’était [suspect], [son rôle]. [son mobile] [le mode opératoire du méfait] Tout s’est joué [le détail du lieu]. » Puis : « Ce que dit le cours : [la conséquence juridique du méfait]. »
Trois exemples parmi les 216 :
Odile Varenne · Détournement de fonds · La Salle des archives
« C’était Odile Varenne, comptable historique. Elle couvrait depuis des années un trou de trésorerie qu’on allait découvrir. De fausses factures fournisseurs ont vidé le compte 512. Tout s’est joué parmi les cartons de factures de la salle des archives. »
Ce que dit le cours : Abus de confiance : délit jugé par le tribunal correctionnel.
Théo Bastide · Greenwashing · Le Bar du Toit
« C’était Théo Bastide, stagiaire en 1re année de bachelor. Il voulait prouver qu’il avait compris son cours mieux que tout le monde. Le « cuir 100 % éco-responsable » de la campagne n’a jamais existé. Tout s’est joué au Bar du Toit, entre deux expressos. »
Ce que dit le cours : Pratique commerciale trompeuse : sanctions pénales et image ruinée.
Gaspard Ombreval · Stock fantôme · La Salle des coffres
« C’était Gaspard Ombreval, héritier, au conseil d’administration. Il voulait faire chuter la valeur de la maison pour la racheter à bas prix. Des sacs inexistants gonflaient les stocks à l’actif du bilan. Tout s’est joué devant la porte blindée de la salle des coffres. »
Ce que dit le cours : Comptes inexacts : ils ne donnent plus une image fidèle.
Comment l’enquête se règle d’elle-même
- Au départ, chaque joueur connaît ses propres cartes et les cartes visibles : à 4 joueurs, 6 éléments sur 18 sont déjà rayés.
- Chaque défi réussi donne un Interrogatoire, et tous les joueurs qui le peuvent montrent une carte. La simulation donne environ 3,5 interrogatoires par joueur à 4 (5 à 2 joueurs, 2,5 à 6), plus les cartes Indice : l’enquête devient résolvable vers la fin du 2e ou au 3e mois.
- L’accusation n’est possible que depuis quatre cases du plateau. Deviner trop tôt coûte 10 k€ et le droit d’accuser.
Demander au bureau à voir le jeuVoir les 18 cartes d’enquêteRelire la règle de l’enquête